Santiago - Santiago'
(12.11.2007 d'après 04.12.1984)
Cette histoire appartient aux enfants Chiliens
eux, qui ne savent pas ce qu'c'est que "vivre" ,
qui sont obligés d'utiliser leurs mains,
à travailler très dur pour ne pas mourir.
Un fait divers, comme des milliers d'autres,
surprenant chez nous, banal là-bas,
et moi, je me fais le bon apôtre
pour que l'on ne les oublie pas…
Il se passe dans un faubourg de Santiago,
dans la rue, au milieu des bidonvilles ,
ces gosses avec les os à fleur de peau ,
maltraités par ces adultes à l'âme servile.
C'est le régime de l'angoisse , de la peur ,
sous le pouvoir du tout-puissant tyran,
dont les gardes entretiennent l'horreur
pillent, violent et assassinent les enfants.
Les policiers patrouillaient dans les rues
, tirant sur tout ce qui semblait suspect` ,
ils tapaient de bon cœur, sang' retenue
, maintenant la populasse en respect.
Mais ce jour là, ils osaient enfin sortir
même sous le feu nourri des gardiens,
la vie ou la mort (!) pour se nourrir ;
ils en avaient plus qu'assez de ces pantins.
Et portant, ces gardes cruels ont osé:
tirer sur un envoyé de Dieu !
une balle "perdue" , mais ils l'ont bien tué,
ce prêtre français, prenant cela pour un jeu.
Moi, je sais et je ne peux me résigner
bien que mes congénères aient oublié,
je les considère comme des terroristes,
car ils ont tué un ami du Christ…!
* cf assassinat du père André Jarland le 4 septembre 1984.